Skip to main content

La fonction d'un stimulus

Je lis l'article de JOHN T. BLACKLEDGE : DISRUPTING VERBAL PROCESSES: COGNITIVE DEFUSION IN ACCEPTANCE AND COMMITMENT THERAPY AND OTHER MINDFULNESS-BASEDPSYCHOTHERAPIES.

Il aborde la question de la fonction des stimuli et de la transformation de cette fonction par le conditionnement répondant, opérant qui sont liés aux contingences directes affectant l'organisme (ce que Hayes et al. appellent l'expérience ?) et la transformation de la fonction de stimuli liée aux processus verbaux.

Je réfléchis : Je me lève un matin et je ressens un malaise. De là, je me centre sur celui-ci et découvre que j'ai eu une discussion avec mon épouse dont je suis sorti avec l'impression qu'elle m'avait mal compris et un de ses commentaires m'a blessé. Puis-je dire que la fonction du malaise a été une fonction discriminative conduisant à une réponse consistant à m'y centrer, y réfléchir dont l'effet a été une plus grande conscience des aspects de la situation qui l'a provoqué. Cette nouvelle conscience devient un stimuli discriminatif pour une réponse consistant à décider de lui en parler qui produit un effet de détente. Lorsqu'elle se réveille, je lui en parle ce qui a pour effet que le malaise disparaît pour de bon.

Les processus verbaux sont omniprésents dans cette exemple, je crois. Je puis me poser la question de l'efficacité : ces processus ont-ils conduit à une action cohérente avec les valeurs que je veux créer dans ma vie. Si une relation intime est une valeur dans ma vie, je réponds oui. Est-ce à dire qu'il eut été inefficace de chercher à défusionner avec ce malaise au moment où je le vis ? Comment savoir sans l'essayer ?

Cette question m'importe car dans le traitement des troubles de la personnalité, très souvent le contenu de l'expérience prend une fonction discriminative conduisant à une réflexion qui engendre des images de soi négatives provoquant des affects pénibles qui stimulent d'autres images dans une boucle de rétroaction positive dont la personne cherche ensuite à briser le cercle par des actions impulsives inefficaces. Dans d'autres cas, le contenu conduit à une réflexion sans fin et donc une inaction inefficace à produire les valeurs recherchés dans sa vie. Il faut donc apprendre à distinguer quand la centration sur le vécu peut être efficace et quand elle ne l'est pas. Seule l'expérience peut l'enseigner. Je dois éviter d'en faire une généralisation qui ne sera pas soumise au client.

Ma question plus formelle serait : nous, humaniste accordons une importance au processing affectivo-cognitif de son expérience par la personne. Comment interpréter ce processing dans le langage des behavioristes de la troisième génération ?